Date de publication : 23 / 04 / 2026
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On l’a souvent dit, mais on va encore le répéter : la qualité d’un diagnostic ne dépend pas uniquement de l’opérateur. Le propriétaire a, lui aussi, un rôle clé à jouer : un diagnostic précis dépend (beaucoup) de sa collaboration. Malheureusement, sur le terrain, certaines erreurs reviennent encore trop souvent.
1. Choisir le moins disant
La qualité ça se paye. Aller systématiquement au moins cher, c’est forcément risqué.
Un tarif au ras des pâquerettes, c’est souvent moins de temps passé sur place, moins de vérifications… et au final, un diagnostic plus fragile. Avec un risque de litige judiciaire dans lequel le propriétaire sera entraîné en cas d’erreur.
2. Attendre la dernière minute
« On signe dans une heure, vous pouvez m’envoyer les diagnostics ? » On exagère à peine. Malheureusement, les diagnostics sont encore trop souvent réalisés dans l’urgence, alors qu’une vente ou une location s’anticipe. Prendre de l’avance, c’est aussi se laisser la possibilité de corriger, d’améliorer… et parfois de mieux vendre.
3. Ne pas être présent
Logement vide, clés laissées à l’agence, aucune information sur place : c’est une situation classique que l’on ne connaît que trop bien. Et pourtant, la présence du propriétaire est en théorie obligatoire : sans lui, pas possible d’effectuer par exemple l’ensemble des points de contrôle pour le gaz ou l’électricité. Et puis la présence du propriétaire est précieuse : qui mieux que lui connaît le logement ?
4. Ne pas fournir de justificatifs
À moins de casser les murs ou de démonter les planchers, le diagnostiqueur ne peut pas tout voir. D’où l’importance des justificatifs ultra-précieux pour réaliser nos diagnostics : factures de travaux, plans, caractéristiques techniques… Sans ces éléments, certaines données sont estimées. Et une estimation est rarement à l’avantage du propriétaire.
5. Négliger l’accès à certains locaux/éléments
C’est aussi ce qui arrive souvent lorsque le propriétaire n’est pas là. Porte fermée à double tour, combles ou caves inaccessibles, forcément, nous ne pouvons pas diagnostiquer ce que nous ne pouvons voir. Ce qui se solde automatiquement par des réserves dans le rapport. Et dans le cas du DPE, cela peut aussitôt dégrader la note. Cas classique, lorsque dans le logement collectif, nous n’avons pas accès à la chaudière de l’immeuble : nous considérons alors un équipement de la date de construction de l’immeuble.
Pour économiser quelques euros ou par facilité, un propriétaire peut être tenté de ressortir les diagnostics d’une précédente vente/location. Mauvaise idée. D’abord pour une question de validité. Ensuite parce qu’un diagnostic peut vite devenir obsolète : travaux, évolutions réglementaires, nouveaux équipements… Avant de réutiliser d’anciens diagnostics, il ne faut pas se contenter de se demander s’ils sont encore valables, il faut aussi se demander s’ils restent pertinents.
Non, les diagnostics ne sont pas qu’une formalité. Ils renseignent sur l’état du bien, et on l’a vu avec le DPE depuis quelques années, ils peuvent peser lourds dans la négociation. Les diagnostics sont faits pour être lus et non pas juste pour être annexés à un contrat de vente/location. Et en cas d’incompréhension, n’hésitez pas, chez DEFIM, le diagnostic c’est aussi du conseil.