Date de publication : 10 / 07 / 2025
Eh oui, encore ! Matignon vient d’annoncer une évolution du DPE, avec la modification du fameux coefficient d’énergie primaire (CEP). Une bonne nouvelle… surtout pour les logements chauffés à l’électricité.
Le CEP, c’est quoi ce truc ?
Si on vous dit « coefficient d’énergie primaire » ? Non, vous ne voyez toujours pas ? On vous explique.
Il y a l’énergie finale, celle que vous consommez réellement chez vous (et qui s’affiche sur votre facture). Et il y a l’énergie primaire, celle que l’on trouve dans la nature, utilisée pour calculer le DPE. Pour passer de l’une à l’autre, on applique un petit multiplicateur qu’on appelle donc… CEP. Et à ce jeu, l’électricité est sacrément pénalisée : quand le gaz ou le fioul affichent un CEP de 1, l’électricité grimpe à 2,3.
Ce que veut faire le gouvernement
Résultat, un logement chauffé au gaz sera avantagé par rapport à un même logement avec les mêmes caractéristiques et tout et tout mais chauffé à l’électricité. Le gouvernement a décidé que c’était trop injuste de pénaliser aussi sévèrement l’électricité, alors même qu’elle est, en France, largement décarbonée grâce au nucléaire. Pour rééquilibrer la balance entre les énergies, le CEP de l’électricité sera donc revu à la baisse de 2,3 à 1,9.
Concrètement, ça change quoi ?
Beaucoup de choses. En particulier pour les logements tout électriques y compris pour leur chauffage. Avec la révision du CEP, leur consommation en énergie primaire va mécaniquement s’améliorer. Au point même de gagner une classe énergétique.
Selon les projections du gouvernement, 850.000 logements actuellement classés F ou G (les fameuses « passoires énergétiques ») pourraient changer de catégorie… et donc sortir du collimateur des interdictions de location.
Et pour les autres ?
On le rappelle, le chauffage représente en moyenne 80% de la consommation énergétique dans le logement, mais le DPE prend en compte les autres usages : la production d’eau chaude, la clim, l’éclairage ou encore les auxiliaires comme la ventilation. Moralité, tout le monde va profiter de la baisse du CEP et voir ces consommations réduites. Mais encore une fois, ce sont les logements tout électriques qui en bénéficieront le plus.
C’est pour quand ?
Pour l’instant, cela reste une annonce gouvernementale. Mais Matignon a déjà communiqué sur le calendrier : l’arrêté est attendu à la rentrée, pour une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2026.
Et comme pour les petits logements l’an dernier, les propriétaires devraient avoir la possibilité eux-mêmes de télécharger leur nouvelle étiquette directement sur le site de l’Observatoire de l’Ademe.