Date de publication : 11 / 07 / 2025

Plus fiable, plus sûr, le DPE évolue encore. Oui encore. Trois nouveautés arrivent au cours des prochaines semaines pour déjouer les faux diagnostiqueurs, détecter les faux rapports et éviter aussi les pressions sur l’opérateur.

 

  1. Je déjoue les faux diagnostiqueurs

Connaissez-vous la différence entre un vrai et un faux diagnostiqueur ? Sa certification ! Pas de certification valide, pas de DPE. Encore faut-il le savoir. Justement, à partir du 1er juillet, le diagnostiqueur qui intervient à votre domicile devra disposer d’une attestation de certification avec un QR Code. Un petit scan qui renvoie sur l’annuaire officiel, et quiconque pourra vérifier que le diagnostiqueur dispose bien de ses certifications et qu’elles sont en cours de validité. 

On applaudit. Parce que tout ce qui permet de déjouer les pseudos diagnostiqueurs sans certification est une bonne chose : parce qu’ils sont une concurrence déloyale ­et qu’ils font du tort à notre beau métier, et parce que leurs pseudos-DPE n’ont aucune valeur réglementaire. D’ailleurs, si la personne n’est pas certifiée, sachez-le, il y a peu de chances qu’elle soit correctement assurée.

 

  1. Je détecte les faux rapports

Il y a des faux diagnostiqueurs, mais il y a aussi des faux rapports. Dès le 1er septembre, un QR code fera aussi son apparition en première page du DPE pour aider à détecter les rapports frauduleux. Un petit scan à l’aide de son smartphone préféré pour renvoyer sur le site de l’Ademe, et quiconque pourra ainsi vérifier que 1. le DPE est bien enregistré auprès de l’Ademe (un DPE non enregistré, n’est pas un DPE valable). 2. le DPE enregistré n'a pas été photoshopé et corresponde bien au rapport transmis.

On récapitule donc, un QR Code pour s’assurer que l’on a affaire à un vrai diagnostiqueur, un second QR code pour s’assurer que l’on a affaire à un vrai DPE.

 

  1. J’évite les pressions

Troisième évolution, éviter les pressions sur le diagnostiqueur. On ne va pas se mentir, elles existent. Personne n’a envie de voir son bien classé en F ou G, parce que derrière la classe énergétique d’un bien immobilier, il y a désormais aussi des intérêts financiers.

Le ministère a trouvé une parade pour éviter les pressions sur les diagnostiqueurs. A partir du 1er octobre, les logiciels du DPE n’afficheront plus tout de suite les étiquettes énergie et climat, ainsi que les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre. Le classement ne sera révélé qu’une fois le diagnostic enregistré auprès de l’Ademe. En clair, même si le client n’est pas satisfait de son étiquette, il sera trop tard pour modifier le diagnostic puisque celui-ci est déjà enregistré.

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