Date de publication : 12 / 09 / 2025
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DPE, MaPrimeRénov’, CEE… ce qu’il faut retenir des dernières évolutions
L’actualité se bouscule. Et forcément lorsqu’on n’a pas le nez dedans on s’y perd un peu. DPE, MaPrimeRénov’, beaucoup d’évolutions arrivent dans les semaines qui viennent. On vous les résume.
Un DPE plus généreux en 2026 !
On commence par une bonne nouvelle. Plusieurs millions de logements verront leur performance énergétique s’améliorer dès 2026. Sans rien faire, sans effectuer les moindres travaux, leurs propriétaires n’auront qu’à télécharger (gratuitement) leur nouvelle étiquette directement sur le site de l’Observatoire de l’Ademe. Simple comme bonjour.
On vous épargne le pourquoi du comment -un coefficient d’énergie primaire abaissé de 2,3 à 1,9 pour l’électricité, oui c’est un peu technique-, retenez juste que les grands gagnants dans cette histoire seront les logements tout électriques équipés de convecteurs et d’un ballon.
Pour les propriétaires de logements F et G, cette évolution à partir du 1er janvier 2026 risque d’être tout bénef’ : selon le ministère quelque 850.000 passoires énergétiques sauteront une classe et y gagneront un sursis de quelques années.
QR code, l’arme anti-fraude du DPE
On en a déjà parlé, mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Pour lutter contre les fraudes, pour détecter les DPE bidonnés, un QR code a fait son apparition au 1er septembre, dans les rapports. Quiconque peut désormais s’assurer qu’il s’agit de la bonne étiquette énergétique, des vraies consommations, des véritables émissions de gaz à effet de serre, etc. Bref que le DPE n’a pas été falsifié et qu’il s’agit bien du seul, du vrai et authentique DPE enregistré auprès de l’Ademe.
Dans le même esprit, un autre QR code apparaîtra à l’automne, cette fois pour s’assurer que le diagnostiqueur en face de soi n’est pas imposteur et qu’il dispose bien d’une certification valide.
Coup de rabot sur la rénovation d’ampleur
Même la rénovation énergétique est rattrapée par les économies budgétaires. Suspendu depuis juin, le guichet des rénovations d’ampleur va rouvrir ses portes à partir du 30 septembre. Oui, mais les règles du jeu changent : des plafonds de subventions revus à la baisse, un recentrage sur les logements classés E, F ou G, un recentrage aussi sur les ménages modestes et très modestes, la suppression du bonus « sortie passoires thermiques », etc. Bref, l’Etat ne sera plus aussi généreux qu’il ne l’était jusqu’en juin.
La rénovation d’ampleur est victime de son succès, plus de 60.000 dossiers ont déjà été enregistrés rien que pour le premier semestre, et comme l’enveloppe n’est pas extensible, elle est un peu sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires. Le gouvernement sortant l’avait annoncé durant l’été, la rénovation d’ampleur sera donc limitée à (seulement) 13.000 dossiers pour le reste de l’année. Premiers arrivés, premiers servis, les ménages qui souhaitent bénéficier d’une PrimeRénov’ rénovation d’ampleur ont intérêt à déposer leur dossier très rapidement à partir du 30 septembre.
Des travaux monogestes exclus
Jusqu’à présent, l’Etat avait épargné les travaux monogestes dans ces coupes budgétaires. On oublie. Dès le 1er janvier 2026, l’isolation des murs (par l’intérieur ou l’extérieur, peu importe) tout comme la chaudière au bois/biomasse (juste la chaudière, les poêles et inserts ne sont pas concernés) ne seront plus du tout subventionnés par MaPrimeRénov’.
En revanche, il reste toujours possible de réaliser des travaux monogestes financés par la prime de transition énergétique dans une passoire thermique F ou G : l’obligation de fournir un DPE avant certains travaux -installation d’une PAC, par exemple- est repoussée à nouveau d’un an, au 1er janvier 2027.
La pompe à chaleur a le vent en poupe !
D’un côté, le gouvernement taille dans MaPrimeRénov’ ; de l’autre il augmente les aides CEE (Certificats d’économies d’énergie). Logique. MaPrimeRénov’ est financée par le denier public, tandis que les CEE sont portés par les énergéticiens, donc le privé. Pour encourager à remplacer sa chaudière gaz ou fioul, et aussi pour relancer le marché de la pompe à chaleur mal en point, les certificats d’économies d’énergie seront bonifiés à partir du 1er octobre avec des primes encore plus attractives pour les ménages.
Qu’il s’agisse d’une PAC air/eau, eau/eau ou sol/eau, tous les ménages pourront profiter de ce coup de pouce supplémentaire (d’autant que l’aide MaPrimeRénov’ est aussi maintenue pour les PAC, on rappelle au passage). Même les foyers dits « intermédiaires » ou « aux revenus supérieurs » bénéficieront de cette bonification durant six mois, à compter du 1er octobre.