Date de publication : 07 / 05 / 2026
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Le DPE évolue encore. Sous l’impulsion de l’Europe, l’outil phare de la performance énergétique poursuit sa mue toujours pour mieux coller aux enjeux climatiques... et pousser encore un peu plus loin la logique de transparence. Tour d’horizon des changements qui se profilent dès le 1er octobre.
Un DPE pour les « rénovations importantes »…
Vous connaissiez le DPE projeté qui permet de se faire une idée des gains énergétiques à l’issue des travaux. Place au DPE après rénovation. Comprendre une rénovation dont le coût des travaux sur l’enveloppe et les équipements représente au moins un quart de la valeur du bâtiment hors valeur du terrain.
… et pour les renouvellements de baux
La réglementation n’était pas forcément très claire à ce sujet. Plus de doute possible à l’avenir. Le Code de la construction et de l’habitation sera complété, avec l’obligation explicite de fournir un DPE en cas de renouvellement de bail. Qu’il s’agisse d’un logement ou d’un local tertiaire.
Une nouvelle classe énergétique
Petite nouveauté dictée aussi par l’Europe, l a mention « A0 » va apparaître dans les étiquettes DPE. Réservée aux bâtiments à énergie nulle, elle distinguera les bâtiments capables de produire autant (voire plus) d’énergie qu’ils n’en consomment. Le nec plus ultra. Concrètement, cela sous-entend un bâtiment vertueux, classé A ou B, qui utilise des énergies renouvelables ou l’énergie provenant d’un réseau de chaleur.
Transparence sur les énergies renouvelables
Le DPE renforce l’information sur les énergies renouvelables : la production d’énergie renouvelable produite sur site, sa part dans la consommation énergétique du bâtiment… Le rapport va aussi s’enrichir de nouveaux pictogrammes pour renseigner sur les équipements présents : des panneaux solaires, une pompe à chaleur, une géothermie, une éolienne, un réseau de chaleur ou de froid vertueux… Et si le logement en est dépourvu, le DPE devra alors afficher une liste des équipements pour améliorer son bilan énergétique.
Une évaluation de l’espérance de vie des équipements
Une information supplémentaire. Le DPE devra désormais estimer la durée de vie restante du système de chauffage ou du système de climatisation. C’est juste une estimation, on précise, ce n’est en rien une garantie que la chaudière ou la PAC durera X années. Un vrai « plus » pour l’acquéreur qui pourra anticiper les dépenses à venir. Et, au passage, un glissement du DPE vers un outil de plus en plus… prédictif.
La flexibilité du bâtiment
Demain, il ne s’agira plus seulement de consommer moins… mais de consommer mieux. Le DPE évolue en conséquence. Est-ce que le logement est capable d’adapter sa consommation électrique ? Par exemple en décalant la production d’eau chaude sanitaire durant les heures creuses. Le rapport renseignera aussi sur la capacité du système de chauffage à fonctionner à basse température ou à des températures assurant une meilleure efficience.