Date de publication : 03 / 04 / 2026

Une étiquette F ou G et tout le monde s’inquiète : vendeur, acheteur, agent immobilier… Même le banquier, parfois. Franchement, il y a des choses (au moins) aussi graves. Un logement peut afficher un DPE tout à fait correct et cacher des problèmes autrement plus sérieux qu’une mauvaise isolation ou un simple vitrage.
Le tableau électrique version puzzle
Un grand classique. Huit installations électriques sur dix auscultées par le diagnostiqueur présentent au moins une anomalie, selon l’association Promotelec. Et souvent des surprises : fusibles d’un autre âge, fils qui se croisent joyeusement, absence de différentiel, interrupteurs d’avant-guerre et on en passe. Bref, un petit musée du bricolage domestique. Dans ces cas-là, le diagnostic électricité rappelle que derrière une installation vétuste peut se cacher un vrai risque d’incendie ou d’électrisation/électrocution.
L’amiante, vestige des années 1970-80…
Des dalles de sol, de la tôle fibrociment, un conduit de cheminée… L’amiante peut se cacher partout dans le logement, et prendre plein de formes différentes. Tant que ces produits et matériaux restent en bon état, et tant qu’on n’y touche pas, ils ne présentent pas forcément de danger immédiat pour les occupants. Mais dans les diagnostics, il y a aussi une évaluation de leur état de conservation… Si des matériaux sont en mauvais états, en revanche, il y a un véritable risque pour la santé.
Les jolies peintures… au plomb
Ah le charme de l’ancien ! Avec ses boiseries d’antan, mais aussi sa peinture d’époque. Là aussi, le danger ne saute pas forcément aux yeux. Pourtant, sous plusieurs couches de peinture moderne, il arrive que subsistent d’antiques peintures au plomb. Le Constat de risque d’exposition au plomb (Crep) permet justement de repérer ces revêtements qui peuvent présenter un risque sanitaire, notamment pour les enfants en cas de dégradation.
Les termites (ou les champignons) qui travaillent en silence
Les termites comme les champignons sont des locataires particulièrement discrets. Pendant longtemps, ils peuvent grignoter charpentes, planchers ou huisseries sans laisser de traces visibles. Et quand les dégâts apparaissent enfin, la structure peut déjà être fragilisée. Une infestation laisse cependant des traces qui invisibles pour un profane, ne le sont pas pour un diagnostiqueur aguerri. Mieux vaut repérer l’infestation tôt que découvrir un plancher qui s’affaisse.
La ventilation… qui ne ventile plus
C’est un problème discret mais très fréquent : une ventilation absente ou bouchée pour éviter une entrée d’air parasite. Résultat : humidité persistante, condensation sur les fenêtres, apparition de moisissures… et parfois dégradation progressive des matériaux. À long terme, cela peut même impacter la qualité de l’air intérieur et le confort des occupants. Un logement peut donc être bien isolé, bien chauffé, bien classé… mais mal ventilé. Et c’est un vrai problème.
Moralité
Oui, le DPE est essentiel avant d’acheter ou louer un logement. Mais il ne résume pas à lui seul l’état réel d’un bien immobilier : les autres diagnostics et leurs conclusions sont au moins aussi importants que la fameuse étiquette énergétique. Finalement, c’est un peu comme lorsqu’on achète une voiture. C’est aussi bien de savoir ce qu’il y a sous le capot et de ne pas s’arrêter à l’état de la carrosserie et à sa couleur.